Edito du 5 avril 2018

Cela fait maintenant deux semaines que je ne cesse de reporter cette newsletter. La cause : l’absence d’actualités ! Un véritable silence radio interne et externe (certains chuchotent que la DG ferait pression sur certains media ; à vérifier si c’est vérifiable).

Mais c’est fait, notre DG va prendre la parole le 11 avril prochain. Nous attendons tout cela avec une impatience parfaitement dissimulée…

En attendant, voici un (petit) point d’étape.

Les infos sur le PSE

C’est fait, maintenant tout le monde a accès à toutes les infos nécessaires pour se préparer à l’avenir. L’avenir est justement la question centrale du moment. La direction générale et la très grande majorité des salariés n’ont pas du tout la même vision de l’avenir.

En tout cas, la chasse aux infos est maintenant terminée et c’est bien mieux ainsi.

L’avenir selon la DG

Cet avenir selon elle passe par un PSE afin de mieux pouvoir sauvegarder l’avenir de l’entreprise. Rappelons que l’argument est fallacieux car :

  • L’objectif est d’avoir terminé le projet Solocal 2020 en 2020,
  • Il est prévue de financer les PSE en 2018 & 2019 sur la trésorerie,
  • Les deux PSE permettrait de dégarer 120 millions d’euros de cash à partir de 2020, i.e. quand le projet sera terminée.

L’objectif est de libérer du cash pour distribuer du dividendes et procéder à une augmentation de capital (restructuration de la dette de 398 millions d’euros). Encore une histoire juteuse pour les créanciers (qui sont parfois eux aussi actionnaires).

L’avenir selon les salariés

Après le mélodrame du T4 2016, plus aucun salarié ne peut croire que ce genre d’opération sera profitable pour les salariés (et les petits actionnaires).

En fait, au moins 70% des salariés à CityLights n’envisagent pas leur avenir chez Solocal.  Parmi ceux-ci, certains resteront aussi longtemps que possible, pas par envie mais par nécessité et difficulté à retrouver du travail (faible qualification, séniors, …).

Mais le divorce est prononcé. En agence aussi, il semble bien qu’un grand nombre de salariés n’ont pas envie d’envisager une mobilité « dans une boite comme celle là ».

Difficile d’avoir envie de rester dans une boite qui nous a baratiné et qui maintenant nous dit merci.

Le présent

Les choses ne se passent pas comme la DG l’avait prévu : bien peu sont près à se battre pour garder leur emploi. Au contraire, beaucoup ont consciemment ou non réduit leur activité (CA à -30% pour les commerciaux terrains depuis l’annonce du PSE).

Ce qui nous donne un CA total à -14% depuis début 2018,

Evidemment, par un habile tour de passe-passe, la DG annoncera pour le T1 un résultat probablement compris entre -9 et -10%.

NB : Ne croyez-pas sur parole ce qu’affiche San Marco (reprenez les données « brutes » et calculez vous-mêmes le taux de chute…).

Une forte mobilisation des salariés semblent encore peu probable. Même si plus personne ne se sent à l’abri.

Les chantiers Solocal 2020 semblent eux aussi avoir du plomb dans l’aile. En réalité, il n’y a qu’un seul chantier : Customer Journey, qui ne sera pas prêt pour Septembre. C’est quasi officiel.

Ni pour Octobre, Novembre ou Décembre. Faut pas rêver.

Le volontariat

Maintenant, tout le monde a compris que le « Volontariat au départ » est bidon à 90%. Seuls les salariés ayant au moins 58 ans et une certaine ancienneté ont intérêt à se déclarer « volontaire au départ ».

Pour quasiment tous les autres, il est plus intéressant d’être licencié (et bénéficier des 12 mois de reclassement), plutôt que de toucher 0.2 mois de salaires en plus par année d’ancienneté et bénéficier que de 6 mois de reclassement.

Pourquoi la DG a proposé cela : ils veulent choisir qui reste et qui part. C’est froid et cynique.

Licenciements et démissions

Bien que de nombreux directeurs aient reçus des consignes de licencier dès que possible (et non des objectifs), bien peu le font.  Ceci dit, faites attention, le risque existe réellement.

Une nouvelle vague de démissions semble s’amorcer. Et là la DG ne peut rien choisir.

La bourse

Malgré quelques légères fuites sur l’état de notre trésorerie (il sera impossible de financer le PSE avec), pour l’instant les marchés boursier semblent sereins et confiants par rapport à notre avenir (cf. Action SoLocal : nouvelle impulsion haussière attendue).

Et plus dure sera la chute…

Boycott ?

Pour marquer notre désapprobation, il serait intéressant que personne n’aille à l’auditorium le 11 avril. Un amphi vide serait un camouflet pour la DG.

Et personne en direct serait mieux. De toute façon, plus personne ne les croit et on pourra toujours regarder le webcast plus tard.

Un appel à boycotter ?

Un appel à la grève le 11 avril de 10h30 à 12h ?

Ce serait même un catastrophe pour eux car cela signifie qu’ils n’ont plus aucun levier d’influence sur les salariés.

Un camouflet et une catastrophe. Le rêve, non ?