Les grognements de l’hippocampe : le goût de la liberté
Le dernier « Make it Day » a été une réussite. Il a été l’occasion de voir des salariés s’éclater au travail. Il y avait une ambiance conviviale, collégiale. On y a fait preuve d’ingéniosité et d’efficacité.
Une salariée a fort judicieusement remarqué que le secret de la réussite des « Make it day » était la liberté, la liberté de parler et d’échanger, la liberté de s’organiser, la liberté de proposer (sans être jugé), la liberté de faire, …
Un article paru dans Les Echos illustre bien ceci. En voici un extrait :
[…] Il faut donc rompre avec les organisations bureaucratiques au sein desquelles, les cellules opérationnelles sont de plus en plus enfermées dans l’exécution d’ordres provenant d’un cerveau souvent débordé et mal informé.
Libéralisation et simplification
Pour cela, il est nécessaire de respecter trois principes. D’abord, changer l’état d’esprit. Il faut laisser faire les cellules, lâcher prise, faire confiance. Cela passe par les comportements mais aussi par la refonte des processus, notamment ceux de décision. Deuxième principe, repositionner la technostructure de l’entreprise au service des opérationnels plutôt que la laisser s’enfermer dans l’établissement des procédures de travail et le contrôle de leur exécution. Enfin, simplifier l’environnement de travail des cellules autonomes, facilitant ainsi l’accès aux informations nécessaires pour décider vite et bien.
Plus encore, le nombre de relais doit être réduit entre le sommet stratégique et le centre opérationnel de l’entreprise. Plus il y a de relais, plus les décisions sont longues à prendre et, dans un univers imprévisible, cette lenteur est extrêmement préjudiciable. De même, l’agilité du centre opérationnel passe par l’établissement des fameuses cellules autonomes.
Une cellule, c’est un équipage, à taille humaine et le cas échéant constitué uniquement d’ouvriers multi-compétents, avec des activités et des moyens dédiés, réalisant une mission claire. Le contrôle n’est pas exclu, mais il est réalisé a posteriori de manière à promouvoir l’initiative et l’engagement. Les managers s’évertuent aussi à ne plus penser à la place des collaborateurs, mais plutôt à leur donner les clés pour agir efficacement. Les collaborateurs ne sont pas au service du manager mais l’inverse. […]
Auteur : Stéphane Lescure (article disponible en cliquant ici).
Questions : c’est pour quand le « Make it year » pour tous ? Quand va-t-on enfin nous faire confiance et nous laisser faire ? Quand il sera trop tard ?