Les grognements de l’hippocampe : Mais où sont passés les temps faibles ?

Le nouveau truc qui rythme la vie de l’entreprise, ce sont les temps forts. Moi, je veux bien, mais la notion de temps forts est indissociable de la notion de temps faibles.

Quand il n’y que des temps forts, on ne parle plus de temps forts mais de surmenage, exploitation, rythmes démentiels, …

Je sais, je sais, officiellement il n’y a que dix temps forts par an. Mais il ne faut pas oublier la pluie incessante des rapidos, correctifs, infos, … Depuis début janvier, tout le monde est déchainé.

Que diriez-vous d’un petit temps faible ? D’une petite musique douce ?

On entend toujours dire que la musique adoucit les mœurs. En solfège, la mesure est définie comme une période comportant un « temps fort » (plutôt le premier en musique « classique », plutôt le second et le quatrième en jazz, rock…) « suivi de X temps faibles ».

C’est ce qui fait la différence entre de la musique et du bruit, de la cacophonie.

Cacophonie : c’est bien tout le problème.

« Tout de suite, tout de suite, tout de suite ! » C’est la seule musique que l’on entend.
« N’importe quoi ! N’importe comment ! » répond l’écho.

A force d’aller trop vite, de toujours vouloir des temps forts, on confond vitesse et précipitation.

 

Des TEMPS FAIBLES svp ! Il y a urgence !