Le partenariat entre PJG et NRJ Global Régions

Ce partenariat met en évidence une attitude et une politique de notre direction à l’égard de la population commerciale : la méfiance voir la défiance.

Cela fait plus d’un an que notre direction générale rêve d’externaliser des activités commerciales pour ne plus avoir à subir les réticences et réactions des commerciaux mais surtout des syndicats. Jusqu’à présent, ils n’avaient pas osé le faire hors du groupe. C’est maintenant chose faite, cela constitue un précédent et cela ne sera pas sans impact sur les sédentaires.

Si on y réfléchit bien, cela fait longtemps que notre direction ne confie plus à PJSA les nouvelles activités mais à d’autres filiales (PJMS entre autres). Tant mieux pour eux, mais attention à nous, sédentaires ou commerciaux.

 Les conséquences du partenariat avec NRJ Global Régions

Certains commerciaux craignent de se retrouver en concurrence avec NRJ Global Régions. Le vrai danger réside dans une politique consistant à externaliser toutes les nouvelles activités !

Pour résumer :

  • Notre direction, à tort ou à raison, semble penser qu’il est devenu trop compliqué de mettre en place de nouveaux projets avec notre force de vente,
  • Le top management pense souvent que la stratégie d’externalisation permet d’économiser immédiatement les coûts liés à la mise en place d’éventuels nouveaux projets par rapport à la solution interne (souvent à tort d’ailleurs),
  • Les nouveaux outils  comme le CRM, positifs par certains points, peuvent aussi permettre de confier plus facilement à l’extérieur de nouvelles activités,
  • Il est peu probable que notre direction s’engage prochainement dans la voie d’un plan social sur le contrat de travail des CC classiques (d’ailleurs, un plan social chez PJ est peu vraisemblable en tenant compte des contextes économiques, sociaux, financiers et juridiques actuels).
  • Une stratégie du type « peau de chagrin » est tout à fait envisageable avec les CC classiques (elle déjà été utilisée ailleurs chez PJ, par exemple à Eysines).
  • Le statu quo parait logique avec les spécialistes (au moins dans un premier temps),
  • La FVL ne risque rien ou presque pour l’instant,
  • La télévente est un sujet à part qui doit être abordé séparément (c’est aussi un monde à part au sein de PJSA).

Si cette stratégie d’externalisation se confirme, c’est à terme (5 ans ? 10 ans ?) l’existence même d’une force de vente chez PJSA qui serait remise en question. Et dans ce cas, pourquoi garder un service client ? Quelle conséquence sur la Direction de la Production Annonceurs ? Sur le Service Crédit Client (recouvrement) ?

Les financiers (et les fonds d’investissement en particuliers) adorent l’idée de pouvoir revendre une entreprise « à la découpe » (bout par bout, cela rapporte plus). La question avait déjà été étudiée pour PJG mais jugée pas assez rentable. Elle pourrait s’avérer plus facile en cas d’externalisation régulière et systématique des activités de commercialisation et de production.

D’ici à penser que certains y réfléchissent déjà (au huitième par exemple ?), il y a un pas que nous ne franchiront pas (pour l’instant du moins).

Pour l’anecdote, il y a fort qu’à parier qu’un partenarait avec les Agences de publicité (AP) intéresseraient notre direction si les AP ne chutaient plus les contrats de 20%, 30%, 40% (voir plus). On peut estimer qu’avec un taux de chute inférieur 5% ou 7%, notre direction changerait de stratégie. Mais, cela reste peu vraisemblable avec un taux de commission à 0% pour les produits en ligne.