Un drôle de chassé croisé…

Dans mon article intitulé « Que trouve-t-on quand on déplume un canard ?« , j’énonçais deux critères permettant de mettre en évidence une typologie des différentes populations de l’entreprise et expliquant en partie certaines réactions (ou absence de réaction) de ces populations. Une discussions avec un abonné m’a permis d’observer un phénomène inattendu pour moi :

Revenons brièvement sur les deux critères mis en évidence dans l’article précédent :

  • Le sentiment d’appartenance à l’entreprise, essentiellement conditionné par le fait de représenter ou non l’entreprise à l’extérieur (commerciaux, après-vente… versus autres populations)
  • Esprit corporatiste et conscience de devoir défendre collectivement ses intérêts.

En fait, une analyse plus poussée de ce dernier critère révèle une double évolution inattendue (pour moi en tout cas) :

Historiquement, c’est un lieu commun de constater que les commerciaux chez PagesJaunes ont une conception purement personnel de la défense de leur intérêt, un peu par opposition au sédentaire.

Il me semble que la grille de lecture doit maintenant être renversée :

Les commerciaux manifestent par de nombreux aspects un fonctionnement beaucoup plus solidaires que les sédentaires : création de cellule/noyaux de 2 à 4 commerciaux très fortement soudés et solidaires, vote corporatiste aux élections, regard beaucoup moins tolérant vis à vis des élus et représentants du personnel utilisant leur mandat à titre personnel, ….

Il s’agit autant d’une suite logique au mouvement de grève du début des années 2000 que des différentes crises vécues par la FVN (tableaux de bord, FDV3.0, crise économique, …).

Par contre, il me semble que les sédentaires sont nombreux à avoir développé ces dernières années une conception très personnelle de la défense de leurs intérêts. C’est chacun pour soi et il n’est pas choquant de prendre un mandat pour soi seulement.

Si beaucoup ont conscience et critiquent de tels comportements chez les élus commerciaux, bien peu font l’effort de les observer chez les élus sédentaires, sans même parler de les critiquer.

Cette évolution permet de finir la lecture des comportements lors des dernières élections (juillet 2011 et mars 2011), avec des candidatures « étonnantes » chez les sédentaires mais aussi des résultats de votes à contre courant de ceux des années précédentes.

Conclusion :

Au risque de provoquer un peu, je me demande si finalement il ne va pas falloir prendre exemple sur les VRP ? J’en vois d’ici qui bondissent  sur leur siège…